Alfred c’est un souffle de sensibilité qui vous balaye le visage… Une approche instinctive et émotionnelle de la bd qui vient semer dans votre esprit des questions et des réflexions en prenant garde de vous laisser trouver vos propres réponses. Avec ses deux derniers albums, Pourquoi j’ai tué Pierre et Je mourrai pas gibier, cet autodidacte parle de l’humain avec beaucoup de justesse. Il a répondu au questionnaire de 9eme regard :
La description de mon univers :
Ce qui me plaît dans mon métier, c’est justement de ne pas me contenter de creuser un seul univers, une seule piste. Mes envies se nourrissent de choses très variées et qui n’ont, parfois, pas grand chose à voir les unes avec les autres. C’est comme ça que je construis mon chemin. J’aime l’idée que d’un livre à l’autre, je puisse complètement changer de direction. J’aime le fait de remettre en question les bases posées sur un livre, quand j’en attaque un nouveau. Du coup, je me plante régulièrement, forcément, à tâtonner comme ça. Mais c’est la manière de faire qui me ressemble le plus, je pense. Mes livres me ressemblent, comme ça.
3 adjectifs pour décrire mon style :
Contradictoire, simple, mouvementé.
Mon lieu idéal de création :
Ma table de dessin, où qu’elle soit. Je ne parviens pas à travailler dans un bar, le métro, etc…
Dans ma trousse d’artiste j’ai :
Tout ce qui me tombe sous la main au moment où je suis en train de faire une image.
Si mon œuvre avait une bande-son :
Une musique simple avec peu d’instruments. Et la voix de Catherine Ringer ou celle d’Elliott Smith…
Le dessinateur que j’aurais voulu être :
Depuis très très peu de temps, j’ai enfin accepté d’être le dessinateur que je suis et de ne plus chercher à en être un autre. J’accepte mes limites, mes erreurs, mes défauts, mes ratés… et ça fait un bien fou. Aujourd’hui, je suis heureux d’être le dessinateur que je suis, avec tout ce chemin qu’il me reste à faire…
L’œuvre d’art que je regrette de ne pas avoir fait :
Il y a trop de choses dans trop de domaines que j’aurais aimé faire. Mais au final, il est tellement agréable d’être spectateur de choses bouleversantes que je regrette rarement de ne pas en avoir été l’auteur…
J’aurais aussi aimé être :
Enfant, je voulais être décorateur de théâtre. J’aime toujours ça, même si je n’en fais jamais.
Ma plus grande fierté :
M’être récemment détaché de beaucoup de nuages noirs qui me suivaient depuis trop longtemps…
Mes trois sites web préférés :
Je me sers très peu d’internet. je n’ai pas de sites favoris sur lesquels je fais un tour chaque jour…
Bibliographie
One shot
Je mourrai pas gibier – Delcourt – 2009
Pourquoi j’ai tué Pierre – Delcourt – 2006
Café panique – Editions charrette – 2004
Le chant du coq – Editions Le cycliste – 2004
La digue – Delcourt – 1998
Séries
Le désespoir du singe – Delcourt
Tome 1 : La nuit des lucioles – 2006
Tome 2 : Le désert d’épaves – 2007
Octave – Delcourt
Tome 1 : Octave et le cachalot – 2004
Tome 2 : La daurade royale – 2004
Tome 3 : Octave et le manchot papou – 2005
Tome 4 : Octave et le fou de Bassan – 2006
Abraxas – Delcourt
Tome 1 : Le brouet sapide – 2000
Tome 2 : Le rideau gris – 2004
Collectif
Premières fois – Delcourt – 2008
Bob Dylan revisited – Delcourt – 2008
Paroles sans papier – Delcourt – 2007
Jeunesse
Les contes imbéciles – 2009
Paul Honfleur – Editions L’Edune – 2009
Abécédaire B – Editions L’Edune – 2008