Scénario : Difficile de parler de cet album sans en dévoiler trop sur le scénario. Jolies ténèbres raconte l’histoire d’un petit groupe de personnages de la taille d’insectes. Leur habitation très particulière (mais n’en disons pas plus) s’effondre et ils se retrouvent confrontés à la violence de la nature. L’album peut rappeler parfois Sa majesté des mouches. Comme dans le roman de Wiliam Golding, la réorganisation de la société se fait avec une certaine cruauté. Le mélange entre violence et douceur, conte de fée et cauchemar est assez perturbant. D’autant plus que Fabien Vehlmann se garde bien d’apporter le moindre jugement moral au cours de sa narration.
Graphisme : L’opposition entre le pastel enfantin de Kerascoët et le scénario est frappant et c’est une réussite. Cela renforce la cruauté de certaines scènes. Les dominantes de couleurs varient en fonction des séquences et accompagnent l’évolution du récit.
Originalité : Jolies Ténèbres fait un peu le même effet que le dessin animé Happy tree friends bien que le style soit très différent. On est perturbé par le décalage entre l’aspect gai et mignon du dessin et la violence de ce qui est raconté. Le scénario est vraiment original, c’est incontestable. Jolies ténèbres perturbe, bouscule, captive et ne s’oublie pas.
Références :
Date de parution : mars 2009
Editions : Dupuis
Prix : 16 euros
Tout à fait d’accord.
et effectivement, ça ne s’oublie pas comme BD …
je ne dors plus depuis que je l’ai lu.
la moindre fleur me fait pleurer.
Cette critique n’en dévoile pas trop et donne envie de découvrir l’album. Bravo.